Untitled ;) :

Je suis perdue dans les milliers de mots et d’actes manqués qui sont MA VIE, qui désarticulent, qui détruisent mon âme. Cette vie, je la porte entre moi et moi-même; autrement dit je ne la reconnais pas comme mienne, et pourtant c’est à elle que je demande d’être révélée.
Comment être révélé par ce qui vous cache ? Comment remonter le fleuve des hasards, de l’erreur, de la désorientation jusqu’à la source pure? Et comment, à l’aide de la parole, exprimer tout ce que cache la parole? Comment donner une expression à ce qui n’est pas exprimable?
J’aspire à l’impossible, que mes paroles soient transparentes. En effet,je ne comprends plus très bien moi-même car je suis la proie des mots, je suis entraînée, emportée par le flot des mots.J’ai en quelque sorte assez de mal à comprendre ce que je voulais dire; où plutôt j’ai du mal à comprendre ce que je SENTAIS, il est évident que si je parlais, il y a si longtemps, en ces termes, de la vie et des mots et des signes et d’un moi qui devient un autre, il est évident que je tâchais de rendre compte de ma modeste expérience, l’expérience d’être perdue dans le monde, séparée, perdue dans le langage et dans mon propre langage que je sentais ne plus être le mien mais celui des autres.
à suivre … (d’autres problématiques à soulever quant à ce sujet la )

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2008 |4 Commentaires »

Bredouille:(petite nouvelle écrite le 15/10/2008)

Said fit glisser le fusil de son épaule, le posa contre un arbre. Il s’assit sur une souche, sortit un paquet de gauloise de la poche de sa veste, en alluma une et se mit à fumer avec délectation.
Le chien étalé à ses pieds tirait la langue en haletant, aussi fatigué que son maître. Que de kilomètres parcourus depuis le matin ! Ils avaient longé des champs de maïs, arpenté les prés et les jachères, traversé des ruisseaux, battu les bois, sans succès.
Bredouille ! Bredouille qu’il était ! Oh, son brave épagneul avait bien levé deux faisans, débusqué un lapin, poursuivi un chevreuil, mais il avait tout manqué, lui, réputé le plus fin tireur de tout le canton…
Le jour baissait. La brume, en écharpes grises s’élevait déjà au-dessus des étangs. Said, après quelques minutes de repos se leva, écrasa son mégot sous le talon de sa botte. Déçu, blessé dans son orgueil de chasseur il s’apprêtait à prendre le chemin du retour. Tout à coup, le chien partit comme une flèche en poussant de brefs abois. Un canard s’envola des buissons vers le ciel pâle.
Aussitôt, Said épaula, visa, tira. Le volatile tomba. « Apporte, apporte ! » criait le chasseur à son chien en s’approchant du point de chute.
Immobile, le canard flottait sur l’étang, non loin du bord. « Allons Roky, va chercher ! » commanda le chasseur. Le chien ne bougea pas. Le maître réitéra son ordre. En vain : pattes crochées dans l’herbe, l’animal ne réagit même pas à la tape sèche qu’il lui assena sur l’arrière train.
Said entra dans l’eau boueuse, ce n’était pas très profond près de la berge. Il se penchait pour récupérer son gibier tout en maugréant contre « cette- satanée- tête- de- mule- de- chien », quand soudain, battant furieusement des ailes, le canard, rasant d’abord la surface liquide, prit son envol et s’éloigna en direction de l’autre rive.
Surpris, le chasseur perdit l’équilibre et chuta lourdement dans la vase.
Lorsqu’il se releva, trempé, crotté, furieux, il entendit résonner dans le silence du crépuscule des « coin-coin, coin-coin » moqueurs qui semblaient dire :
« Tel est pris qui croyait prendre ! »

Publié dans : Non classé | le 26 octobre, 2008 |2 Commentaires »

This paragraph is far from being an article:

Hello everybody.
Many of my friends and family members asked me why didn’t i write something in my blog from ages??
In fact, i still write but not in the blog because things have changed this year (I’m focusing a lot on maths and physics more than in any other thing;i do not even go home a lot)and believe me that if i have the opportunity to write an article I’ll do it without hesitation.

Publié dans : mes nouvelles | le 14 octobre, 2008 |Pas de Commentaires »

La maîtrise de soi:

Il était une fois un petit garçon au tempérament impulsif. Un jour, son père, lui donnant un marteau et des clous, lui demanda de planter un clou dans la clôture derrière la maison, chaque fois qu’il perdrait son calme.
Le premier jour, le garçon planta 17 clous dans la clôture. Par la suite, comme il apprenait à se dominer, le nombre de clous plantés diminua graduellement.
Finalement, un jour vint où le garçon ne perdit pas son calme. Il en fit part à son père, qui l’invita dès lors à retirer un clou de la clôture chaque fois qu’il réussirait à se maîtriser pendant toute une journée.
Les jours passèrent… à un moment donné, l’enfant, fier de lui, alla trouver son père pour lui dire qu’il avait réussi à arracher tous les clous. Ce dernier prit alors son fils par la main et le conduisit jusqu’à la clôture.
Il le félicita pour sa grande volonté, mais il attira aussi son attention sur les trous laissés par les clous enlevés. Il lui expliqua alors que la clôture ne serait plus jamais la même et que les paroles blessantes, au même titre que les clous, laissaient des marques.

Publié dans : Non classé | le 18 septembre, 2008 |1 Commentaire »
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