Archive pour mai, 2008

L’enfant de la forêt:

Le souffle paisible traverse la forêt de pins qui moutonne à l’infini. L’océan
vert et lourd fléchit et se creuse de vagues dont le déferlement est
continu. Le vent qui se divise à l’horizon dans l’épaisse toison des aiguilles accouplées et joue
sur leurs arêtes, au gré de sa force, du grave calme et continu au sifflement menaçant,
coléreux, aigu et grinçant. Les fûts droits et raides se dandinent. Parfois, une branche morte
dégringole en griffant l’air de son craquement de mort. La résine glisse par les larges plaies
couvertes d’amas laiteux solidifiés et laisse tomber interminablement ses gouttes limpides.
Elles se gonflent lentement, comme des larmes, et se détachent d’un coup, creusent un petit
trou dans le liquide clair et visqueux, qui stagne dans son pot de terre cuite. La vie de l’arbre
s’écoule lentement, dans ce glissement continu vers une fin inexorable. L’écureuil traîne sa
queue comme une queue de comète, se coule entre les branches et file. Où va-t-il ? Que
cherche-t-il ? peut-être s’amuse-t-il seulement à tracer dans l’air des arabesques sur fond de
branchages.
Dans la carrière d’argile bleutée parcourue par un réseau capricieux de veines rousses,
la grenouille, écrasée sur son ventre, se chauffe au soleil. Sa bouche arquée, serrée et muette,
a la minceur des lèvres rentrées sur une mâchoire édentée, secouée de petits soubresauts. Ses
gros yeux globuleux se voilent par instant, une fine membrane glisse un rideau laiteux sur un
monde secret. A quoi peut bien penser une grenouille ? Puis elle se dresse sur ses petites
pattes, sortes de moignons munis de doigts écartés, se détend, étire ses jambes démesurées et
s’engloutit dans l’eau de sa mare favorite. La masse affalée devient, l’espace d’un éclair, un
fuseau allongé qui trace un arc tendu et bref.
Au sein protecteur des ombrages criblés de lumière mouvante,de minuscules étoiles
bleu pastel, au coeur duveteux, admirent, étonnées, perchées sur leur tige flexible, la grande
forêt aux jambes qui n’en finissent pas. Les palmes des fougères bougent au vent et luisent au
soleil d’un éclat métallique. Tous les ans, fidèlement, les petites crosses percent le tapis des
feuilles rousses, se déplient, s’étirent comme des jambes d’échassier, ouvrent leurs mains
étranges aux doigts encore engourdis pour étaler enfin à la lumière leur luxueuse dentelle
verte où les arbres s’enfoncent. Un rossignol, caché au coeur des frondaisons, roule son chant
de troubadour dément, déchirant le silence de ses cascades enjouées aux bondissements
imprévus. Tantôt il appelle, dans un sifflement modulé , cajoleur, tantôt son chant tressaute à
l’infini,se calme d’un coup, reprend, comme une conversation, avec sa véhémence et ses
silences écrasants. Toute la forêt lui appartient. Elle se tait quand la gerbe agressive de ses
sons jaillit du minuscule gosier. Le musicien invisible lui impose son génie. Les voûtes vertes
amplifient la voix divine et en répercutent au loin les échos. Le concerto terminé, la vie
renaît :d’abord des bruits d’ailes froissées, puis quelques cris timides d’oiseaux très affairés.
Chacun reprend le cours des menues servitudes quotidiennes. Le vent efface l’enchantement
d’un grand souffle de sa respiration puissante.

La maison s’écrase sur ses murs délabrés, son toit à double pente descend très bas en
arrière. Les platanes tourmentés trônent, leur tronc obèse couvert d’énormes verrues comme si
une gigantesque furonculose avait figé à jamais les cratères de son éruption. La pompe au
balancier cambré, juchée sur la margelle du puits, attend le bras qui l’animera.

Le vent souffle aujourd’hui, comme hier et comme demain, la goutte de résine tombe,
aujourd’hui comme hier et comme demain, la vie continue son cours immuable, indifférent,
éternel.
Un enfant pousse un cri, pour la première fois il emplit ses poumons : sa vie commence.
La vieille maison porte dans son ventre un petit homme de plus.
Le chat n’a pas bougé un cil, le chien endormi ouvre un oeil, Le vent souffle, la résine
pleure. Cris mis à part , nous voilà en présence d’une apparition discrète. Désormais, il
claironnera la gloutonnerie des poupons aux appétits exigeants proclamés dans un
déchaînement de cris, un jaillissement de hurlements, un assortiment de contorsions,
crispations et tortillements, le tout responsable d’une congestion alarmante du visage, qui
rappelle l’aspect désolant d’un crustacé fraîchement tiré d’un court-bouillon. Rarement
l’expression > ne retrouvera une concrétisation aussi évidente.
Apparemment, le nouveau venu ne semble pas ravi. Il proteste,se tord cherche déjà de
ses yeux aveugles le monde qu’on lui impose . Première contrainte de la vie, la vie elle-même.
Désormais il faudra continuer, coûte que coûte, vers un inconnu sombre comme la nuit d’où il
vient de sortir. Quel sera le destin de ce petit être qui crispe ses petits doigts, comme si
quelque sourde souffrance le tenaillait déjà ? On attendait une fille, c’est un garçon !
Indésirable ? Non ! Mais un peu irritant. Grain de sable échoué sur la plage, trouvera-t-il sa
place parmi les milliards de ses semblables secoués par les tempêtes puis déposés sur les
rivages de la résignation ? l’enfant ,déjà vainement révolté, débutant au bas de l’escalier,
tu en graviras les marches , embarqué dans un voyage aventureux dont les étapes désormais
fixée feront de toi, d’abord un bébé tétant, puis un poupon dévorant, un élève subissant, un
soldat pétaradant, un père grondant, un guerrier guerroyant, un grand-père indulgent, un aïeul
glatissant…

Publié dans:Non classé |on 30 mai, 2008 |Pas de commentaires »

La biodiversité:

Définition:
Le terme « biodiversité » vient de la contraction de l’expression anglaise « biological diversity », c’est à dire « diversité biologique ». La biodiversité est partout, aussi bien sur terre que dans l’eau. C’est le nombre, la variété et la diversité des organismes vivants. Elle comprend tous les organismes, depuis les bactéries microscopiques jusqu’aux animaux et aux plantes plus complexes.

La richesse de la biodiversité, une nécessité pour les hommes:
La biodiversité offre de nombreux bienfaits fondamentaux. C’est pourquoi, son appauvrissement peut avoir des effets néfastes sur notre bien-être et notre quotidien : elle peut alterner notre sécurité alimentaire, nous rendre vulnérables face aux catastrophes naturelles, remettre en cause notre sécurité énergétique et l’accès à l’eau propre et aux matières premières. Elle touche également la santé, les relations sociales et la liberté de choix.

Aujourd’hui l’activité humaine accélère le rythme naturel d’extinction des espèces:
Presque tous les écosystèmes sur Terre ont été transformés de façon considérable suite aux activités humaines et des écosystèmes continuent à être transformés pour l’agriculture et à d’autres fins. Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l’environnement qui y sont liés sont plus rapides qu’à aucune période de l’histoire de l’humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin ,que ce soit en termes de nombre d’individus, d’étendue géographique ou les deux. La disparition d’espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la Terre. Cependant, l’activité humaine a accéléré le rythme d’extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d’extinction.

Publié dans:environnement |on 25 mai, 2008 |2 Commentaires »

les animaux victimes de la mode

Dans les élevages, les animaux sont confinés dans des cages grillagées, souvent sales et minuscules. Ils y subissent des souffrances tant physiques que psychologiques avant de mourir empoisonnés, gazés, le cou brisé ou tués par électrocution anale. Quant aux animaux capturés dans la nature, ils agonisent des heures, voire des jours dans des pièges à mâchoires.

Présentée comme le comble du raffinement et de l’élégance, la fourrure est en réalité synonyme de torture pour des millions d’animaux chaque année. L’industrie de la fourrure attache une attention toute particulière à dissimuler la réalité malgré les nombreuses investigations menées à travers le monde. Dans les années 90, de nombreuses campagnes d’information ont permis d’exposer les dessous macabres de ce commerce. Le public a alors boycotté massivement les accessoires et vêtements en fourrure. Sous la pression de l’industrie de la fourrure, des stylistes tentent à nouveau d’en banaliser le port. Allant au-delà du commerce de luxe, l’industrie de la fourrure cible aujourd’hui une clientèle jeune et peu informée, en lui proposant des accessoires et des cols bons marchés. Nous devons prendre conscience des conséquences de tels achats. Chaque personne respectant les animaux doit agir contre ce massacre !

Publié dans:environnement |on 24 mai, 2008 |1 Commentaire »

Les OGM en tant que vaccins

On parle actuellement beaucoup de manipuler génétiquement des plantes pour y introduire des vaccins. Le principe est assez simple : on introduit dans une plante un gène qui va produire une substance permettant de vacciner contre une maladie spécifique celui qui mange la plante.
Ce principe est séduisant, mais si des plantes contenant ces vaccins sont disséminées dans la nature et transmettent leurs gènes à d’autres plantes ou animaux, des quantités très importantes de ces vaccins peuvent se retrouver dans la nature. On ne sait pas comment y réagiront certains organismes, et il est à craindre que ces vaccins, présents en trop grandes quantités dans la nature, deviennent inopérants (ce qui se passe actuellement avec les antibiotiques).

Publié dans:environnement |on 24 mai, 2008 |1 Commentaire »
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